Articles de presse

 

Julien Éouzan, de concert avec le piano 

Publié le 23/08/2011 dans le journal NORD ECLAIR (extraits)

 

Julien Éouzan aime l'actrice Isabelle Huppert. Mais pour lui, pianiste est un rôle à temps plein. Des cheveux bouclés, des yeux bleus, une chemise blanche à fines rayures : celui qui dit avoir «un besoin maladif de la scène» a, sans le vouloir, des airs de jeune premier.

 

Pourtant, Julien a déjà une idée bien précise de son futur métier et livre une interprétation pleinement moderne de sa discipline : «Il faut anticiper ce que pourra être le public de demain.» Si le récital «figé» n'a pas dit ses dernières notes à Pleyel ou au Carnegie Hall, la tendance est à l'innovation, au concert électroacoustique, à l'improvisation générative et au sound-painting. 

 

À tel point que, pour le jeune pianiste, «le conservatoire devrait s'appeler "innovatoire"». «La musique contemporaine, celle de Pascal Dusapin ou Tristan Murail est véritablement faite pour être jouée, poursuit-il. Le cadre formel du solfège tant à disparaître.» Même démarche pour la musique ancienne. Et de prendre pour exemple Alexandre Tharaud ou Glenn Gould qui se sont replongés dans le répertoire baroque et l'ont réinterprété[...]

 

Plus vite que la musique

 

À 4 ans, Julien connaît moins Schubert que Gainsbourg dont il récite toutes les chansons sur le bout des doigts. Entre deux Poinçonneurs des Lilas, il s'entraîne à rejouer les mélodies du fumeur de gitanes sur la petite partie non désaccordée du piano familial. À 9 ans, il commence à prendre des cours particuliers. À 10, sa professeur déclare qu'elle ne peut plus rien pour lui. Le conservatoire sera l'étape suivante.

 

«Pianiste, ce n'est pas un métier qu'on choisit, ça s'impose à soi.» S'il a fait ses gammes à Saint-Quentin, c'est au sein du conservatoire de Lille qu'il se perfectionne[...] Son talent est déjà reconnu puisqu'il collabore avec l'Orchestre National de Lille. D'une ville à l'autre, ses chaussures vernies ainsi qu'un petit hochet muni d'un ange l'accompagnent lors de tous ses concerts. : «Il appartenait à mon père, c'est comme un gri-gri.» Superstitieux mais pas trop : Julien croit au travail quotidien.

S'enchaînent les répétitions, les cours théoriques et aussi quelques séances de kiné. «Les musiciens sont des sportifs qui s'ignorent» , constate Julien qui, pour se détendre, enchaîne les foulées à la Citadelle au son d'un concerto.

 

Une fois chez lui, il écoute du jazz et des compilations de Radio Nova. Le stéréotype du musicien classique, très peu pour lui. «Je n'ai pas voulu que mon parcours se limite à CHAM, CEM-DEM», […] soit le parcours classique d'un élève musicien. Julien a donc tenu à passer une licence d'espagnol à l'université […].

 

«Aujourd'hui, le public attend une performance, Et dans les concours, on ne peut pas se permettre trop de liberté, on juge un technicien.» [...]«Ce n'est pas une fin en soit mais ça donne une certaine liberté.» Notamment celle de jouer dans certaines salles. Le théâtre impérial d'Arras, qui rappelle au pianiste l'auditorium de Saint-Quentin, a sa préférence.

Comme un retour aux sources. 

 

Julien Éouzan, de concert avec le piano 

Publié le 23/08/2011 dans le journal NORD ECLAIR (extraits)

 

Julien Éouzan aime l'actrice Isabelle Huppert. Mais pour lui, pianiste est un rôle à temps plein. Des cheveux bouclés, des yeux bleus, une chemise blanche à fines rayures : celui qui dit avoir «un besoin maladif de la scène» a, sans le vouloir, des airs de jeune premier.

 

Pourtant, Julien a déjà une idée bien précise de son futur métier et livre une interprétation pleinement moderne de sa discipline : «Il faut anticiper ce que pourra être le public de demain.» Si le récital «figé» n'a pas dit ses dernières notes à Pleyel ou au Carnegie Hall, la tendance est à l'innovation, au concert électroacoustique, à l'improvisation générative et au sound-painting. 

 

À tel point que, pour le jeune pianiste, «le conservatoire devrait s'appeler "innovatoire"». «La musique contemporaine, celle de Pascal Dusapin ou Tristan Murail est véritablement faite pour être jouée, poursuit-il. Le cadre formel du solfège tant à disparaître.» Même démarche pour la musique ancienne. Et de prendre pour exemple Alexandre Tharaud ou Glenn Gould qui se sont replongés dans le répertoire baroque et l'ont réinterprété[...]

 

Plus vite que la musique

 

À 4 ans, Julien connaît moins Schubert que Gainsbourg dont il récite toutes les chansons sur le bout des doigts. Entre deux Poinçonneurs des Lilas, il s'entraîne à rejouer les mélodies du fumeur de gitanes sur la petite partie non désaccordée du piano familial. À 9 ans, il commence à prendre des cours particuliers. À 10, sa professeur déclare qu'elle ne peut plus rien pour lui. Le conservatoire sera l'étape suivante.

 

«Pianiste, ce n'est pas un métier qu'on choisit, ça s'impose à soi.» S'il a fait ses gammes à Saint-Quentin, c'est au sein du conservatoire de Lille qu'il se perfectionne[...] Son talent est déjà reconnu puisqu'il collabore avec l'Orchestre National de Lille. D'une ville à l'autre, ses chaussures vernies ainsi qu'un petit hochet muni d'un ange l'accompagnent lors de tous ses concerts. : «Il appartenait à mon père, c'est comme un gri-gri.» Superstitieux mais pas trop : Julien croit au travail quotidien.

S'enchaînent les répétitions, les cours théoriques et aussi quelques séances de kiné. «Les musiciens sont des sportifs qui s'ignorent» , constate Julien qui, pour se détendre, enchaîne les foulées à la Citadelle au son d'un concerto.

 

Une fois chez lui, il écoute du jazz et des compilations de Radio Nova. Le stéréotype du musicien classique, très peu pour lui. «Je n'ai pas voulu que mon parcours se limite à CHAM, CEM-DEM», […] soit le parcours classique d'un élève musicien. Julien a donc tenu à passer une licence d'espagnol à l'université […].

 

«Aujourd'hui, le public attend une performance, Et dans les concours, on ne peut pas se permettre trop de liberté, on juge un technicien.» [...]«Ce n'est pas une fin en soit mais ça donne une certaine liberté.» Notamment celle de jouer dans certaines salles. Le théâtre impérial d'Arras, qui rappelle au pianiste l'auditorium de Saint-Quentin, a sa préférence.

Comme un retour aux sources. 

«En jouant, on est mis à nu»

Retrouvez l’intégralité de cet article dans notre édition de mercredi 30 décembre 2009 - Journal de Ham.

 

Rencontre avec Julien Eouzan, pianiste, originaire de Ham.

Ham semble être pépinière de talent. Julien Eouzan […] joue du piano depuis sa plus tendre enfance. [...]

Tout a commencé lorsqu’il était petit. «Chez mes parents, il y avait un vieux piano désaccordé. Je jouais de manière instinctive. Pour moi, c’était évident. J’ai commencé l’instrument en même temps que le solfège. Je jouais beaucoup de piano en regardant les concerts à la télévision», explique le jeune musicien.

Parallèlement à ses études, un baccalauréat littéraire et une licence d’espagnol, Julien poursuit son apprentissage musical. Puis «il arrive un moment où il faut faire un choix.» Le sien ? La musique.

Pour réussir dans ce monde, «il suffit de le vouloir, faire beaucoup de concours et avoir un peu de chance.» [...]

Carte blanche aux jeunes talents à l'occasion des Musicales en Artois 

Publié le 19/10/2009 dans le journal NORD ECLAIR (extraits) 

 

Vendredi soir à l'église d'Annezin, pour la deuxième rencontre des Musicales en Artois, Jean-Marie Duquesne et son équipe ont donné carte blanche à de jeunes talents.

 

Pari tenu pour une excellente soirée. […] Et pour la modeste obole demandée les nombreuses personnes qui avaient fait le déplacement dans cette église d'Annezin, chauffée pour la circonstance ne furent pas déçus.

 

Julien Eouzan, un jeune pianiste de haut niveau, dont le remarquable doigté dénote une carrière déjà bien remplie, propose extraits et variations de Schuman, Ravel, Schubert... […] Un pur moment de bonheur. La responsable artistique de ces rencontres musicales, Monique Engammare, pouvait être fière de ses invités chaleureusement applaudis par un public conquis […].


Un délicieux moment au piano à quatre mains avec Anne Cusin-Panit et Julien Eouzan 

Publié le 29/11/2011 dans le journal LA VOIX DU NORD (extraits)

 

Il est rare d'écouter exclusivement un récital de piano à quatre mains.

 

C'est pourtant ce qu'ont proposé Les Samedis de la Cantoria, samedi 19 novembre, au centre intergénérationnel de Beaumont. Le directeur, Patrick Salmon, avait convié deux jeunes et talentueux pianistes, Anne Cusin-Panit et Julien Eouzan. Pour le public hémois, plus d'une centaine de personnes, ils avaient choisi de jouer les plus belles pages du piano à quatre mains, avec des oeuvres de grands compositeurs dont Mozart, Schubert, Brahms et Fauré. Un programme magnifique que l'assistance a beaucoup apprécié. La belle prestation des deux musiciens pendant plus d'une heure a fait l'unanimité, vu les applaudissements et les trois rappels à la fin du concert.

 

Les deux pianistes sont à la base issus du conservatoire de Lille. Et ont lancé cette aventure à quatre mains tout récemment, lors de cette rentrée de septembre et comptent bien continuer. […] Julien, 24 ans prépare une licence d'interprète, le diplôme supérieur de musicien professionnel, en formation pour obtenir le diplôme d'enseignant artistique. Il vient d'être nommé professeur au conservatoire de Valenciennes. Il se produit régulièrement en soliste et en musique de chambre. Les deux pianistes qui s'entendent bien «musicalement, amicalement, humainement» ont décidé de se produire ensemble ont-ils confié […].

Deux concerts gratuits dans un jardin privé au Piassou

Publié le 06/08/2014 dans le journal LA DEPECHE

 

Six jeunes musiciens diplômés de conservatoires donneront un concert gratuit vendredi 8 août, de 18 heures à 22 heures, et samedi 9 août, de 19 heures à 22 heures, dans un jardin privé au Piassou, 210, chemin des Protestants. Deux concerts intitulés «Vers la nuit» où le spectateur peut arriver et repartir quand il veut. «L'accès à la musique nous semble si important qu'il ne doit pas pouvoir être limité par des questions financières», clament-ils.

 

Des musiciens si passionnés par leur art qu'ils ont créé une association, Ondes nomades, pour avoir une structure propre «par laquelle nous pourrions passer pour réaliser nos idées, même les plus folles». L'une de ces folles idées est donc la proposition de ces deux concerts gratuits où sont associés d'autres arts : arts plastiques, projection de films vidéos, lecture des poèmes de Verlaine. Ondes nomades, des musiciens qui se déplacent à la rencontre du public pour un échange.

Lors de ces deux concerts, Thibault Guillemin, pianiste et compositeur ; François Burban, compositeur en musique instrumentale et électroacoustique ; Sylvia Clapiès, pianiste, interprète et professeur ; Julien Eouzan, pianiste, interprète et professeur ; Frédérique Matte, altiste, professeur et improvisateur ; Luc Durand, hautboïste, présenteront un répertoire allant du classique (Schubert, Schumann, Debussy, Ravel…) au plus moderne (Scriabin, Webern, Cage, Pärt…) et même leurs compositions personnelles.

 

Venez encourager ces musiciens qui commencent leur trajectoire dans les domaines de la création et de l'interprétation avec l'envie de faire partager leur passion.

Deux jeunes talents du piano 

Publié le 21/11/2011dans le journal NORD ECLAIR (extraits)

 

Dans la cadre de la saison musicale, Patrick Salmon, directeur de l'école municipale de musique, a fait découvrir samedi soir, à plus de 140 personnes, deux jeunes artistes régionaux, pour un récital de piano à quatre mains.

 

Pour ce deuxième rendez-vous de la saison, l'accent a été mis sur le piano, afin d'offrir aux spectateurs, connaisseurs ou pas, des œuvres grand public. Anne Cusin-Panit [...]et Julien Eouzan [...] ont interprété avec talent des œuvres de quatre compositeurs : Mozart, Schubert, Brahms et Fauré.

 

Rien que des «tubes» pour piano, des morceaux choisis pour un public varié, précise Anne. Le duo qui a su entraîner la salle dans son sillage musical, a reçu l'ovation des 140 personnes présentes dans la salle du centre intergénérationnel Maurice-Schumann.